Changez d'espace
Accueil       EspaceComite       EspaceAnnecy1

panneauVQ

 

Textes tirés du blog d'Elisa "Annecy-Novel-Place Annapurna" et reproduits avec son aimable autorisation

 

Souvenirs

J'habitais rue François Bulloz en 1944...il y avait un camp que nous disions "camp des compagnons" à gauche de l'avenue de Novel, là où maintenant se tient le marché du jeudi.

Ensuite il y a eu un camp de prisonniers allemands jusqu’en face du centre commercial de Novel actuel. 

Nous allions jouer dans le camp des compagnons, mais mes souvenirs sont vieux. 

Comme nous avons quitté le quartier en 1952-1953 peut-être que le camp des prisonniers n'existait plus.... 

C'est en parlant avec des personnes ayant 80 ans au moins que nous pourrions "refaire" la vie du quartier de Novel, en avril 1944 quand nous sommes venus, il y avait au début de la rue F. Bulloz, côté impair, une belle maison  occupée par des soldats allemands qui nous donnaient du chocolat, des gâteaux...si, si, c'est vrai. La maison de 1944 a été détruite et une autre maison moderne occupe l'emplacement."Notre" maison du 12 existe toujours et nous avons acheté un studio allée du Taillefer.

Au bout de la rue F. Bulloz il y avait des champs de blés, et nous disions "la ferme Gay" et non pas le "manoir" c'était une ferme habitée par la famille Gay, dont une des filles était en classe avec moi....j"allais acheter un peu de paille pour que nos poules et canettes puissent faire leurs nids  au fond de notre jardin !!! 

Je me souviens de quelques habitants de la rue. C'est tout pour ce soir.

23 janvier 2011

Jeanne LENOIR

Novel vu du cielTrès intéressante cette photo aérienne du camp de Novel. Elle a été prise à la fin des années 1950 ou au tout début des années 60, alors que le 27e BCA avait repris possession des lieux après la Libération (on voit les véhicules militaires), mais plus pour longtemps. La ZUP nord (les Teppes) est déjà bien avancée, alors que la ZUP centre va bientôt prendre la place du camp (dès que les tractations avec l'autorité militaire auront abouti). 

L'école normale de filles (en haut à gauche) est déjà construite au bord de l'avenue de la Plaine qui est encore un chemin non goudronné. Ecole Normale devenue Ecole d'ingénieurs puis locaux du Conseil général. 

Le carré du camp de Novel, à l'intérieur duquel se trouve le triangle des baraques, est bordé au sud par l'avenue de Novel dont on distingue une toute petite portion en diagonale dans l'angle en bas à gauche, juste au-dessus du toit du baraquement. 

L'allée centrale du camp qui passe entre les deux rangées de baraques (en bas) est devenue l'avenue de France (les arbres ont été conservés). Les petits cabanons que l'on distingue entre les baraques étaient les toilettes du camp. 

La rue Louis Armand est sensiblement à l'emplacement des deux rangées de baraques qui vont vers le haut. 

L'entrée du camp se situe avenue de Novel, là où les doubles rangées de baraques se rejoignent, sensiblement derrière la nouvelle église Saint-Louis de Novel. 

La place d'armes, au centre de laquelle on distingue le mat des Couleurs, est juste à gauche de l'allée en quart de cercle. 

Au nord du camp, au-dessus des deux baraque isolées, la rue qui part de l'avenue de la Paine (juste devant l'Ecole Normale) pour aller vers le bord droit de la photo est la rue des Anémones (à gauche) puis le Chemin du Maquis (on voit des véhicules qui circulent). 

En bas à droite de la photo, sur les carrés blancs, sont exposées deux autos-mitrailleuses prises aux Allemands lors de la Libération d'Annecy le 19 août 1944. 

Toute la partie centrale du triangle était, lorsque les Prisonniers étaient dans le camp, un terrain de sport. On distingue encore à droite, dans la partie claire, le rond central du terrain de foot. 

Dans la partie sombre des petits pavillons, à gauche, on distingue en regardant bien la partie oblique du chemin du Maquis, et la rue Albert Lyard. 

La chaufferie de Novel se situera un peu en dehors du bord droit de la photo, juste au-dessus du Chemin du Maquis. 

Les baraques du camp vont servir de cabanes de chantier pour les entreprises qui construisent la ZUP centre, puis être détruites progressivement au fur et à mesure de l'avancement des chantiers.

Anonyme

J'ai été très intéressé par votre présentation du Camp de Novel, que j'ai  connu, étant enfant. Mon père L.AURENTY était dans l'armée ( plus tard pendant des années chef de la fanfare du 27 BCA), et j'ai eu plusieurs occasions de rentrer dans le camp; je me souviens en particulier d'un concert. L'une de mes soeurs a même été soignée par un ORL allemand. Il nous reste une couverture de 'Mein Kampf" il devait être dans le paquetage d'un prisonnier, et mon père avait récupéré la reliure... et une aquarelle peinte par un prisonnier, ( Neumann 46) qui représente les pommiers au printemps dans le verger voisin, celui des Dupanloup. Le camp était quand même assez sinistre dans les yeux d'un enfant, avec ses miradors et ses barbelés.

Mon père avait gardé des liens avec des Allemands rentrés en Allemagne ou restés à Annecy.

Je lirais volontiers l'intégralité de votre article.

Il y a quelques années, je dirais vers 1990, une étudiante Anglaise dont le grand-père avait été prisonnier à Novel s'était vu refuser l'accès aux documents aux Archives. Il est heureux que les choses changent.

Aurenty

Merci de m’avoir transmis le document de Michel ODESSER sur le camp de Novel qui me rappelle de bons souvenirs.

J’ai été très ému également de lire ces témoignages de mon enfance, j’ai habité au pavillon militaire SIDI BRAHIN, situé au 28 Avenue de Novel. Mon papa était militaire et Chasseur au 27ème 67ème B.C.A en tant qu’adjudant chef, il avait son bureau au camp de Novel et nous avons eu l’occasion de pénétrer dans ce camp, voici quelques anecdotes.

Bien sûr nous étions petits, mais j’ai eu le bonheur d’assister à un concert donné par l’orchestre Allemand, nous rentrions dans une salle située au fond du camp et tous les prisonniers assistaient à ce concert ; à notre entrée (officiers, sous officiers avec leur famille) tous les prisonniers se levaient au garde à vous pour saluer notre entrée, pour moi c’était la première fois que j’écoutais un concerto pour violon et orchestre de BEETHOVEN. 

Ma famille a eu la chance d’accueillir un tailleur pour aider ma maman dans la couture. 

Le camp de Novel était assez proche du 28 Avenue de Novel, nous allions nous même chercher ce tailleur à pied ; avant de passer le poste de police celui-ci s’empressait d’inscrire à la craie blanche les deux lettres P.G obligatoires, sinon les tirailleurs marocains se faisaient le plaisir de prendre un grand pinceau de peinture blanche et de marquer P.G réglementaire sur la veste ou le pantalon de notre tailleur.

Les tirailleurs étaient contents de nous voir, il nous chantaient des chansons et chahutaient avec nous. Le tailleur était très content de venir chez nous et il s’amusait avec nous tout en faisant sont travail. Bien sûr je rejoins Lazare AURENTY sur l’aspect assez impressionnant du camp avec ses miradors et ses barbelés.

Nous avons conservé également des tableaux peints par un peintre prisonnier, ils représentent des paysages savoyards – DIEPOLDER.

Bernard MENOUD

agendas023 Rendez-Vous
   
cliquez sur les liens pour consulter


06-23/12 Ciné Novel
14-22/12 Arteppes : d'une rive à l'autre
08/01 Cercle de lecture
10/01 Jazz à Novel
  
 Le comité sur 
facebook1
 cliquez sur l'image pour accèder au site
 
www01Sur le web
Les sites du quartier
 cliquez sur le lien pour y accèder 
 P hotos & Vidéos
PhotosVideos
 cliquez sur l'image pour y accèder 

 

 Fiches de lecture
livres-arbres
 cliquez sur l'image pour y accèder 

 

 HAPPY BLOG
à Novel-Teppes
par les "Agitateurs de rêves"
Happyblog
 cliquez sur l'image pour accèder au site

 

Visiteurs

Nous avons 77 invités et aucun membre en ligne

Archives

Le Comité Vie du quartier
imagelogo21 Carnaval2013-03
Newsletter - Abonnement

Statistiques (depuis le 01/11/2016)

Compteur d'affichages des articles
265200