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Max Havelaar

Zadig - Candide - Micromégas

Ils savent tout de vous

Les grands cimetières sous la lune

Comme neige au soleil

Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme

Les enfants Jéronime

Le guépard

La porte

Les émeutiers

 

MaxhavelaarMax Havelaar

Nous faisons désormais partie de l'infime frange de la population pour qui Max Havelaar n'appartient pas au seul univers du commerce équitable. Avant d'être un label, "Max Havelaar" (1859) a été le titre d'un roman signé Multali. 

Erudit, humaniste, rassemblant à-peu-près toutes les qualités auxquelles un être humain peut aspirer, Max Havelaar est affecté à l'administration d'un territoire de l'île de Java, alors colonie néerlandaise. Il y voit les abus commis à la population par la noblesse indigène ; laquelle bénéficie du soutien silencieux des représentants de la couronne des Pays-Bas. Il y a lieu de préciser que l'intérêt commercial de la métropole incite les fonctionnaires à fermer les yeux… Mais Max Havelaar, lui, a une conscience et s'élève contre ces pratiques… Les accusations portent le sceau du vécu puisque Multatuli a lui-même officié aux Indes néerlandaises. 

Sous bien des aspects (construction comme un livre dans le livre, complicité avec le lecteur, utilisation d'un narrateur très comique car ridicule), le roman défie les codes du roamn classique du XIXème. Néanmoins, on aurait aimé un peu moins de digressions, un peu moins de réglements de compte avec l'administration coloniale et un peu plus de place au joug subi par les autochtones pour être absolument conquis.

 

Par ailleurs, nous avons parlé de :

- "Battues" d'Antonin Varenne. Un garde-chasse défiguré après un accident vit dans la Creuse. Dans ce polar rural bien ficelé, la mort d'un de ses amis nous fait découvrir le monde des chasseurs et des forestiers.

- "La nuit de feu" d'Eric-Emmanuel Schmitt. Lors d'une méharée (randonnée à dos de dromadaire), l'auteur se perd dans le désert, pense mourir puis retrouve son groupe et découvre la foi. 

- "Nos âmes la nuit" de Kent Haruf. Aux Etats-unis, deux voisins, un homme et une femme, décident de se rapprocher pour qu'une amitié rompe leurs solitudes. Ils se heurtent à l'hostilité de leur entourage.

- "Le messsie du Darfour" d'Abdelaziz Baraka Sakin. Un livre très dur où il est question d'enlèvement, de djihad et de viol… Pourtant, il s'aspire.

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candideZadig - Candide - Micromégas

Les trois contes philosophiques que nous avons lus ("Micromégas : histoire philosophique" ; "Zadig ou la Destinée" ; "Candide ou l'Optimisme") n'ont rien de contes de fée. Voltaire condamne ses héros Zadig et Candide à l'infortune pour nous proposer une vision de la vie teintée de désespoir. Si la perfection n'est pas de ce monde, l'injustice et la souffrance s'y payent assurément une place de choix. Candide est sans doute le conte le plus riche d'enseignements. Confronté à la violence, à l'osbcurantisme, aux catastrophes naturelles, à la cupidité…, Voltaire lui fait adopter une philosophie tournée vers le travail et le foyer ("cultiver son jardin"). Des préceptes réappropriés plus tard par la bourgeoise, à des années-lumière des mouvements sociaux nés des Lumières…

Maître dans le maniement de l'ironie, François-Marie Arouet sait aussi miser sur le rire pour contrebalancer le pessimisme qu'il professe.

Dans un registre moins désenchanté (quoique…), nous avons parlé de :

"L'homme qui voulait vivre sa vie" de Douglas Kennedy. Un quadra bien inséré socialement sent que son couple se délite. Sa situation peut paraître ordinaire mais son parcours ne le sera absolument pas. Du supens et de l'exploaration psychologique….

"Meursault, contre-enquête" de Kamel Daoud. Le frère de la victime dans "L'Etranger" livre son regard soixante-dix ans après les faits et entend réparer l'injustice. On en vient à se demander s'il s'agit d'un hommage ou d'un critique à l'égard du livre de Camus.

"Toute la lumière que nous pouvons voir" d'Anthony Doeer. Un roman historique qui prend pour cadre la deuxième guerre mondiale. Les chapitres alternent entre une jeune aveugle réfugié à Saint-Malo et un Allemand engagé dans les Jeunesses hitlériennes. Un beau livre dont on n'a pas envie de sortir.

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 ToutdevousIls savent tout de vous

Si le divertissement était au rendez-vous avec "Ils savent tout de vous" d'Iain Levison, ce livre ne nous a pas pour autant permis de nourrir de longs débats. L'idée de départ d'attribuer à certains élus le pouvoir de lire les pensées des autres était prometteuse mais elle n'a pas été mise à profit à la hauteur de nos attentes. Beaucoup de points de l'intrigue restent finalement obscurs et l'ensemble fait penser à beaucoup de films d'action qui prennent pour trame les arrières-coulisses du FBI. Dommage car le thème de départ de la télépathie aurait pu faire l'objet d'une bien meilleur exploitation.

telepathie

La télépathie illustrée

Par ailleurs, nous avons parlé de :

"Les singuliers" d'Anne Percin. Un roman épistolaire où l'on suit un jeune peintre et futur photographe parti à la fin du XIXème en Bretagne rejoindre l'avant-garde formé autour de Gauguin. La forme épistolaire permet d'approcher l'intimité des personnages et de se plonger dans le monde des arts graphiques de l'époque.

"Le nouveau nom" d'Elena Ferrante. On retrouve les deux jeunes filles vue dans "L'amie prodigieuse". L'une mariée et malheureuse dans son couple, l'autre poursuivant ses études, leurs trajectoires restent malgré tout restent malgré tout liées. Un livre qui, sans être très bien écrit, sait prendre son lecteur.

"Un singe en hiver" d'Antoine Blondin. Un quasi-huis-clos dans une station balnéaire de Normandie dans lequel une complicité se créé entre un alcoolique repenti et un jeune homme qui se cherche. L'écriture de Blondin est réellement magnifique.

"Aventures en Guyane" de Raymond Maufrais. Le journal de l'exploration de la jungle guyanaise par un jeune homme de 25 ans, disparu là-bas en 1950. Ses carnets retrouvés par la suite nous livrent un récit épique dans un milieu très hostile. Sa quête a été poursuivie par son père, Edgar Maufrais, parti là-bas pour le retrouver et de fait aventurier lui aussi en complète autonomie. Ce deuxième livre, "A la recherche de mon fils" recèle d'une foule d'anecdotes de l'aventure…

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CimetiereluneLes grands cimetières sous la lune
Le propos de Georges Bernanos dans son essai "Les grands cimetières sous la lune" n'est pas banal. Habitant Majorque à la fin des années 1930, il a assisté à la guerre civile espagnole depuis les premières loges. Témoin de l'atrocité de la répression qui vise les Républicains, il s'oppose avec véhémence à ses habituels alliés politiques, lui, le catholique monarchiste, attaché à l’autoritarisme et érigeant Drumont comme maître à penser. Pas banal, vous dis-je... Et il ne trouve pas de mots assez durs pour l’Église espagnole, complice du déferlement de violence. 
Cependant, sa condamnation du franquisme ne signifie pas non plus son adhésion aux idéaux de la République espagnole ; ce qui a l'inconvénient de dérouter le lecteur. Comme si Bernanos nous noyait dans son propre cas de conscience. Ajoutez à cela un écrit extrêmement inscrit dans son époque et son paysage politique et vous obtenez un pamphlet, si ce n'est illisible, très difficile d'accès. Malgré la promesse de son message et les intuitions qu'il porte...
 BernanosMoto
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Georges Bernanos sur une moto, peut-être à Majorque...
 
Autrement, nous avons parlé de :
- "La différence invisible, bande dessinée de Mademoiselle Caroline. Le très beau témoignage d'une jeune fille qui a du mal à se sentir bien avec les autres et qui découvre, sur Internet, qu'elle est victime du syndrome d'Asperger.
- "La jeune fille à la perle" de Tracy Chevalier. Le récit (fictif) de la jeune domestique embauchée par Johannes Vermeer qui servira de modèle pour la réalisation du tableau surnommé par la suite la Joconde hollandaise. Un roman gentillet et assez touchant.
- "La France périphérique " de Chrisophe Guilluy. L'auteur y fait le constat d'une fracture entre les gagnants de la mondialisation (vivant dans les métropoles mondialisées) et les perdants (dans des territoires ruraux, marginalisés).
- "La cheffe, roman d'une cuisinière" de Marie N Diaye. Le récit un peu ennuyeux de cette cheffe par celui qui été son assistant.
- "Article 353 du code pénal" de Tanguy Viel. Un thriller très bien écrit qui commence par un assassinat. Le meurtrier présumé retrace devant la juge les raisons de son acte.

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 NeigeSoleilComme neige au soleil

Bernard Pivot avait proposé de rembourser le prix d'achat de "Comme neige au soleil" de William Boyd à tout lecteur non satisfait. Aux dernières nouvelles, l'ancien animateur d'Apostrophe n'a pas fini sans-le-sou et on a compris qu'il ne risquait finalement pas grand chose.

Pour un roman traitant de la première guerre mondiale, le cadre est assez inhabituel. Bien loin de l'Europe, c'est la frontière tracée entre les possessions coloniales du Royaume-Uni et de l'Empire allemand (passant par le Kilimandjaro) qui sert de théâtre au roman. A vrai dire, l'intensité des combats qui se livrent sur cette ligne de front demeurent un mystère pour le lecteur tellement on semble éloigné des tranchées de Verdun... Mais l'intérêt du livre ne demeure pas là. Il réside bien davantage dans les personnages, à-peu-près tous pris au dépourvu par cette guerre ; ce qui les rend drôles.
Par ailleurs, il a été question de :
- "Vi" de Kim Thuy. La jeune héroïne fait partie du flot de boat peoples ayant fui leur pays après la guerre du Vietnam. Rédigé dans un style très sobre, le livre décrit son adaptation à un univers étranger (Canada) et à la société de consommation.
- "Celle qui fuit et celle qui reste"d'Elena Ferrante. Le troisième volet de "L'amie prodigieuse" est toujours aussi addictif. Les deux amies sont à présent mariées à une époque où s'éveille le féminisme. L'auteur va loin dans la psychologie des personnages.
- "Dans la forêt" de Jean Hegland. Deux sœurs vivent avec leurs parents dans une forêt en marge de la société. Leurs parents disparaissent et, liées par un amour très fort, elles font le choix de la vie dans la nature.

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24heuresVingt-quatre heures dans la vie d'une femme

Raconté sur le ton de la confidence honteuse, le livre "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" de Stefan Zweig, est traversé par deux passions. La passion du jeu, d'abord, celle qui s'est emparée du jeune homme et qui le guide tout droit vers son autodestruction. La passion amoureuse, ensuite et surtout, celle qui a dévoré la veuve au point de totalement oublier sa vie passée et de toujours ronger sa conscience des années et des années plus tard. En remontant ces vingt-quatre heures, à mesure que l'on s'immisce dans les pensées de la femme, toute la bienséance, toutes les notions de bien et de mal finissent par être balayées. Un vrai plaisir de lire la plume délicate de Stefan Zweig !

Par ailleurs, nous avons aussi parlé de :

- "Le wagon plombé" également de Stefan Zweig. Le récit du retour en Russie (depuis Zurich) de Lénine en 1917. Un voyage sous haute protection au terme duquel Lénine sera accueilli en triomphe.

- "Le voyage en Russie" de l'incontournable Stefan Zweig. Il y relate son voyage en URSS en 1928. Le propos est enthousiaste même si le déclassement qu'y subissent les intellectuels le fait un peu déchanter.

- "L'opération Napoléon" d'Arnaldur Indridason. Un thriller haletant autour du crash sur un glacier islandais d'un avion allemand avec au commande un pilote américain. Les Américains font tout pour étouffer cet incident. Ce livre se lit d'une traite.

- "La tresse" de Laetitia Colombani. Trois destins de femmes présentes chacune sur un continent mais partageant la même envie d’affronter la vie. Une intouchable, une sicilienne qui hérite d'une petite entreprise moribonde et une femme d'affaires canadienne atteinte d'un cancer.

- "1914-2014 – L'Europe sortie de l'histoire ?" Jean-Pierre Chevènement. Le regard sur l'Histoire du souverainiste a eu le mérite d'ouvrir un débat nourri sur l'opportunité de l'Union Européenne.

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EnfantsJeronimeLes enfants Jéronime

"Les enfants Jéromine" d'Ernst Wiechert a beau avoir été encensé par François Bayrou, il n'a pas tout-à-fait reçu notre onction (puisque le registre religieux est recommandé avec ce livre). Rappelons que ce roman a pour cadre un village situé à la frontière orientale de l'Allemagne, tout à tour IIème Reich, République de Weimar puis IIIème Reich.
Condamnés à la misère, asservis à leur seigneur et leur pasteur, les habitants du village semblent totalement étrangers aux désirs d'émancipation que fait naître la modernité. Il faut attendre les excès du régime nazi pour qu'ils fassent enfin fi de leur fatalisme. Cette caractéristique largement partagée les rend lisses et interchangeables et a pour conséquence qu'il n'est pas difficile de perdre le fil de cette belle ode aux petites gens.
 Sowirog
Lipa Tylna (Pologne) : ex-Sowirog
 
L'été a été riche en lectures  :
"L'île des chasseurs d'oiseaux" de Peter May. Un policier d'Edimbourg est envoyé sur son île natale pour enquêter sur un meurtre horrible. Son passé sur l'île et son enquête se croisent et se recroisent. Un livre très prenant.
"Dégâts des eaux" de Donald Westlake. Un livre très drôle où il est question d'un ancien détenu qui reçoit la visite d'un ex-compagnon de cellule qui lui propose de récupérer un magot sur lequel a été construit un barrage.
"La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin. Un paysan du Bourbonnais au XIXème raconte sa vie frappée par la misère et l'injustice. Très bien écrit.
"Vie de ma voisine" de Geneviève Brisach où une rencontre entre deux voisine débouche sur le témoignage d'une juive qui a échappé à la déportation et l'évocation d'autres périodes.
"La pluie, avant qu'elle tombe" de Jonathan Coe. Sans doute moins d'humour et moins de surprises par rapport à d'autres opus mais l'auteur sait comme peu rendre ses personnages attachants et nous faire tourner les pages.
"Histoire d'un Allemand" de Sebastian Haffner. Rédigé en 1939, racontant le parcours de l'auteur, le livre est étonnant de lucidité sur le régime nazi qui a profité d'une société amorphe et de la lâcheté de ses dirigeants. 
"L'ordre du jour" d'Eric Vuillard. L'auteur revient sur la complicité des élites de la finance et de l'industrie (Krupp, Siemens...) sans lesquels Hitler n'aurait sans doute pas accéder au pouvoir.

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LeGuepardLe guépard

Dans « Le Guépard » de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, don Fabrizio Corbera, prince de Salina, voit s’écrouler le seul monde qu’il a connu en même temps qu’il entre dans la vieillesse. En 1860, à l’occasion de l’unification italienne, débute la lente agonie de l’aristocratie sicilienne qui perd ses prérogatives au profit d’une classe bourgeoise faite de parvenus et de d’affairistes. Pour le peuple, en revanche, peu d’évolution. Il reste la victime d’un système de domination dont seule l’identité de l’élite a changé.

Nous avons beaucoup aimé l’écriture élégante de di Lampedusa. Un bijou finement ciselé, dans lequel se reflète tantôt la nostalgie d’un monde déchu, tantôt la violence des sentiments et des ambitions, tantôt aussi la démesure rococo des palais. On entendrait presque le palais grincer… On ne peut pas non plus évoquer ce livre sans s’arrêter sur son décor, la Sicile et ses paysages brûlés par le soleil.

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    Alain Delon et Claudia Cardinale dans « Le Guépard » (Luchino Visconti, 1963)

 

 

 

Et puis, il a été question de :

 -  « La Servante écarlate » de Margaret Atwood. Un roman d’anticipation dans lequel est imaginée une société où les femmes ont perdu toutes leurs libertés. Un monde fermé, une seule religion, des exécutions publiques, une partie de la population réduite à l’état d’esclaves… Le roman a fait l’objet d’une série télévisée.

  -  « Le Royaume » d'Emmanuel Carrère. Le livre raconte les débuts du christianisme et se concentre sur les personnages et les écrits de Paul et de Luc qui n’étaient pas de Palestine et qui n’ont pas connu Jésus. Leur apport a été décisif pour faire du christianisme une religion universelle.

  -   « Promenons-nous dans les bois » de Bill Bryson. Déjà évoquée par le passé, l’hilarante odyssée le long du sentier des Appalaches. La marche n’est pas naturelle pour le peuple américain…

 "L'ordre du jour" d'Eric Vuillard. L'auteur revient sur la complicité des élites de la finance et de l'industrie (Krupp, Siemens...) sans lesquels Hitler n'aurait sans doute pas accéder au pouvoir.

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La porteLa porte

« La porte » de Magda Szabo : à une exception près (sans doute, une forte tête, celui-là même qui a tardé à envoyer le présent compte-rendu), le peu ordinaire personnage d’Emerence a suscité notre intérêt. Une femme de ménage qui dicte ses conditions en termes d’horaires et d’honoraires, n’accepte de travailler pour ses employeurs qu’après les avoir jaugés est plutôt atypique. Même dans la Hongrie communiste…

Dans ce livre, tout repose sur sa personnalité mystérieuse et néanmoins fascinante pour son entourage, son passé dont elle ne livre que des bribes et son appartement continuellement interdit aux visiteurs… Elle semble jouir d’un ascendant naturel sur ses congénères ; c’est sans doute ce qui explique la relation de dépendance affective dans laquelle se trouve la narratrice…

 MagdaSzabo

Magda Szabo en compagnie de son chien (Viola ?)

Nous avons aussi parlé de :

« Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand : la présence d’un violon dans sa tête (au sens propre) n’empêche pas un jeune garçon de mener une vie normale. Un très beau livre à la fois drôle et poétique.

« Bakhita » de Véronique Olmi : le parcours (véridique) d’une jeune esclave noire du Darfour à l’Italie en passant par l’Egypte et finalement béatifiée par Jean-Paul II. Certaines pages sont très dures mais le livre se lit d’une traite.

« El Guanaco » de Francisco Coloane. Un roman à la construction anarchique où il est question d’une jeune amérindienne (Amérique du Sud) qui a échappé à un massacre. Elle raconte aussi le destin d’autres personnes.

« Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître. Lu dans l’objectif de comparer le livre avec son adaptation en film, il est raconté une relation forte qui unit deux anciens soldats de la première guerre mondiale qui décident de se venger. La fin du livre est un peu trop sordide…

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EmeutiersLes émeutiers 

"Les émeutiers" de Philippe Huet est ce qu’on pourrait appeler un roman-documentaire. Il traite de l’une de grandes pages du mouvement ouvrier français : Le Havre, 1922. Les combattants de la première guerre mondiale ont réintégré leurs usines et sont de nouveau exploités par un patronat dont les affaires sont moins florissantes depuis la fin des hostilités. En réaction à la loi des huit heures (de travail par jour), les actionnaires de l’industrie havraise décident unilatéralement de réduire les salaires de 10 %... C’est le début d’une très rude opposition…

Presse, grévistes, politiques, dirigeants d’entreprise, Philippe Huet pénètre différentes sphères pour donner toutes ses dimensions au conflit. Et, cerise sur le gâteau, il fait apparaître Louis-Ferdinand Céline en guest-star… 

Par ailleurs, il a été question de :

 "Le pays" de Marie-Hélène Lafon. Une jeune provinciale, étudiante en lettres, arrive à Paris. Dans ce roman autobiographique, il s’agit d’un aller sans retour depuis le monde de l’enfance.

 "Joseph" de Marie-Hélène Lafon. Joseph est un ouvrier agricole. Il a vécu des moments difficiles mais garde toute son humanité. A travers sa vie, le monde rural du 20ème siècle est abordé.

 "Avant que les ombres s’effacent" de Louis-Philippe Dalembert. Ce roman basé sur un fait historique revient sur le parcours d’un médecin juif, échappé d’un camp de concentration et ayant fui l’Europe. Il a rejoint Haïti.

"Les huit montagnes" de Paolo Cognetti. Un petit citadin passe chacun de ses étés dans le val d’Aoste. Il y fait la connaissance d’un enfant des montagnes. Une belle histoire d’amitié qui les voit évoluer et devenir adultes.

 "Nos richesses" de Kaouther Adimi. Biographie d’Edmond Charlot, libraire à Alger. Il devient l’éditeur et l’ami d’Albert Camus dans une Algérie où le désir d’indépendance se fait de plus en plus clair.

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