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Vies minuscules

Raisons et sentiments

Une vie entière

Congo

Denali

Sucre noir

Vincent qu'on assassine

L'espion qui venait du froid

Le jour d'avant

 

 

 ViesminusVies minuscules

Dans « Vies minuscules »Pierre Michon brosse une ambiance qui a rappelé celle du Grand Meaulnes à certains d’entre nous ; comme si les histoires narrées avaient quelque chose d’intemporel…

Mais ce qui nous a le plus frappé en lisant ce livre reste la manière d’écrire de Pierre Michon. Les images qu’il propose ne peuvent se dévoiler que si l’on dispose d’une sûre érudition tellement les références littéraires abondent dans son récit. Qui plus est, la quête d’esthétique que l’auteur suit amène le lecteur à se laisser porter par l’écriture. Nous avons plusieurs fois perdu le fil de(s) l’histoire(s)…

La période des fêtes nous a été assez profitable :

- « Je suis Jeanne Hébuterne » d’Olivier Elkaim. Cette demoiselle Hébuterne est la compagne de Modigliani, peintre d’origine italienne établi à Montparnasse. Une courte vie marquée par la misère et le malheur.

- « L’annonce » de Marie-Hélène Lafon. Dans la France rurale des années 50-60, une femme divorcée répond à une annonce d’un paysan du Chantal qui cherche une épouse. Elle arrive du Nord avec son enfant. L’écriture est très fluide et les descriptions réussies.

- « Les clés retrouvées » de Benjamin Stora. Une enfance multiculturelle à Constantine avec en toile de fond la guerre d’Algérie précédant un accueil pour le moins décevant en France.

- « L’art de perdre » d’Alice Zeniter où il est encore question d’Algérie ayant marqué trois générations. Du grand-père ayant fait la deuxième guerre mondiale pour libérer la métropole à la petite-fille à la recherche de ses racines de l’autre côté de la Méditerranée. Une fresque historique très intéressante.

- « Point cardinal » de Leonor de Recondo. Le récit d’un homme, père de famille, qui change de sexe. Le livre se lit très bien et pose question.

- « Expo 58 » de Jonathan Coe. L’exposition universelle organisée à Bruxelles alors que la Guerre Froide atteint son paroxysme sert décor à une parodie de roman d’espionnage. Peut-être pas le meilleur des livres de l’auteur mais l’humour reste au rendez-vous.

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RaisonsSetimentsRaisons et sentiments

Le titre « Raison et sentiments » (de Jane Austen) porte une antinomie qui oppose deux manières de concevoir la vie amoureuse. Il y a celle qui donne la priorité au rang social et à la stratégie patrimoniale. Celle-ci est incarnée par la raisonnable et modérée Elinor qui n’ose avouer ses sentiments par peur d’en subir les conséquences… A l’opposé, l’approche sentimentale ne s’encombre pas de considérations matérielles et laisse libre cours aux élans du cœur. C’est la jeune idéaliste et passionnée Marianne qui nous permet de l’aborder. Ses cordes sensibles vibrent avec autant d’intensité aussi bien dans le grave que dans l’aigu…

Si le roman donne lieu à quelques longueurs, sa fin en forme de farce théâtrale nous a bien plu.

Par ailleurs, il a été question de :

-          « Dans la combi de Thomas Pesquet », une bande dessinée de Marion Montaigne qui permet de connaître tout sur l’histoire de Thomas Pesquet, sa sélection, son entraînement, son séjour et son retour de la station spatiale. On y apprend plein de choses.

-          « Underground Railroad » de Colson Whitehead. A frontière entre le récit historique et le comte fantastique, ce roman couronné par le Prix Pulitzer suit une jeune esclave qui fuit le sud des Etats-Unis, poursuivie par un chasseur de primes ; ce qui permet de réfléchir à l’esclavage et aux mécanismes du racisme.

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VieentiereUne vie entière

On l’avait déjà perçu avec « Le tabac Tresniek ». « Une vie entière » nous a apporté cette confirmation : Robert Seethaler n’a pas son pareil pour faire entrer la petite histoire dans la grande.

La petite histoire est celle d’Andreas Egger, petites gens à qui la vie n’a pas fait de cadeau, les moments affreux (enfance douloureuse, années de prison, avalanche emportant sa femme et sa maison) y apparaissant beaucoup plus nombreux que ceux rares où il a entrevu le bonheur. La vie entière de cet homme ordinaire, ancré sur ses terres, parvient tout de même à nous émouvoir, car jamais il ne se plaint. Et tout ceci est exprimé avec une écriture elle-même sobre, épurée comme l’air des montagnes d’Andreas.

Quant à la grande Histoire, il s’agit principalement du désenclavement des vallées autrichiennes dans lesquelles la modernité apporte électricité et tourisme de masse. Avec en arrière-plan, les soubresauts de la société autrichienne (montée du nazisme, deuxième guerre mondiale) …

Par ailleurs, il a été question de :

-          « La route » de Cormac McCarthy. La vie a presque disparu sur Terre et quelques individus survivent dans un milieu désolé et inhospitalier. Ceux-ci retrouvent les réflexes de la vie sauvage.

-          « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq. Dans ce roman où l’auteur est lui-même mis en scène, il se moque du monde de l’art et, comme dans ses autres opus, il est question de la déshumanisation de la société libérale.

-          « L’obéissance » de François Sureau. Un fait surréaliste et pourtant véridique. Pendant la première guerre mondiale, une guillotine française (et son bourreau) traverse la ligne de front pour exécuter une sanction du gouvernement belge.

-          « En camping-car » d’Ivan Jablonka. Un livre léger et amusant qui relate les voyages de l’auteur en camping-car avec ses parents, autour de la Méditerranée.

 

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 CongoCongo

« Congo » d’Eric Vuillard n’est pas un roman, ni même un essai. Il s’agit plutôt d’un témoignage qui débute par la présentation de la conférence de Berlin de 1884.

Réunis autour du chancelier Bismarck, les diplomates et gouvernants représentant les grandes puissances se sont donnés l’honorable mission de civiliser l’Afrique. Concrètement, le but est de se partager le continent noir, ses territoires, ses richesses naturelles et ses populations. Et, cette réalité devient effroyable au Congo belge quand les sbires du roi Léopold II tuent, brûlent, mutilent…

Très documenté, alternant le grotesque et l’horreur, ce livre opère comme un coup de poing qui nous donne honte d’être Européens…

 Par ailleurs, il a été question de colonies, de Flandres et de couleurs : 

-          « Nouvelles » d’Hella Haasse. Elles prennent pour cadre Batavia (aujourd’hui, Djakarta), capitale des Indes orientales néerlendaises. Des intrigues complexes s’y démêlent petit à petit.

-          « Autobiographie de Van Eyck » d’Elisabeth Bélorgey. A la fin de sa vie, le peintre flamand vit un drame, il ne voit plus les couleurs. Un livre très bien écrit, riche en références picturales.

-          « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaître. On retrouve certains personnages présents dans « Au revoir là-haut », notamment Madeleine qui hérite de la fortune de son père banquier, connaît la ruine mais se venge. La trame historique des années 1920 est bien présente.

 

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DenaliDenali

Choisi avant tout car il faisait partie de la sélection retenue pour le jeu "Trois Romans en Question", "Denali" de Patrice Gain ne nous a pas franchement emballés. L'intrigue nous a semblé manquer de rebond et la descente aux enfers du personnage principal, presque caricaturale, a fini par nous lasser. Le roman est tout-de-même parvenu à nous interroger sur le système social états-unien capable de laisser un jeune orphelin dans l'abandon le plus complet. Autres aspects du livre qui nous a plu : les descriptions des paysages du Montana et les passages sur l'art de la pêche dans les cours d'eau des Montagnes Rocheuses...
 Par ailleurs, il a été question de :
- "Après la vague" de Sandrine Colette. Une famille nombreuse survit à un tsunami et, dans un environnement diluvien, les parents sont confrontés à un dilemme cornélien. Le choix d'abandonner certains de leurs enfants est narré depuis plusieurs points de vue.
- "L'archipel du chien" de Philippe Claudel. Sur une plage, gisent trois corps rejetés par la mer, vraisemblablement des migrants. Le sort de ces trois cadavres secouera la communauté de l'île en faisant ressortir les lâchetés des uns et des autres.
- "Mon frère" de Daniel Pennac. L'écrivain rend hommage à son frère disparu à qui il était très lié malgré leurs tempéraments très différents.
- "Lettre à D. : histoire d'un amour" d'André Groz. Cet auteur très érudit écrit à sa femme de quatre-vingt-deux ans.
- "Bartabas, roman" de Jérôme Garcin. Le récit du patron de cirque Zingaro issu d'une famille bourgeoise et qui s'est lancé dans le spectacle équestre.
- "Une odyssée : un père, un fils, une épopée" de Daniel Mendelsohn. Un père de quatre-vingt ans se rapproche de son fils à l'université pour assister à son cours (consacré à la légende d'Ulysse).

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SucrenoirSucre noir

Nous avions sélectionné « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy dans la perspective de notre jeu pour singes savants de vendredi qui vient. L’ambiance était donc au bachotage le plus studieux, ce lundi. Mais « Sucre noir » n’a pas été que l’objet de questions. Il a aussi été une jolie source de divertissement. 

Une chasse au trésor, des descriptions qui flattent les sens, une société qui s’engage sur la voie de l’industrialisation, de l’humour et de l’ironie. Voilà les ingrédients (avec une bonne dose de rhum) de ce conte moderne réussi.

Il a aussi été question de « Parmi les miens » de Charlotte Pons. Un drame familial sur lequel on a beaucoup moins accroché. Le texte transpire le vécu mais l’usage immodéré des clichés tout au long du livre finit par agacer…

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VincenassassineVincent qu'on assassine

Avec « Vincent qu’on assassine », Marianne Jaeglé nous offre un voyage captivant dans l’esprit et l’environnement de Vincent Van Gogh. Plus qu’une thèse sur l’explication de la mort du peintre, elle nous aide à saisir la détresse profonde d’Arles à Auvers-sur-Oise. Etape par étape, toile par toile, Van Gogh nous apparaît hyper-sensible, hyper-actif et tellement incomprise et mal-aimé qu’on ne peut s’empêcher de la compassion pour lui.

Sa relation dissymétrique avec Paul Gauguin est au centre de la première partie du récit. L’admiration qu’éprouve Vincent ne rencontre que l’exaspération de Paul. Et que dire de la complicité et de l’affection exclusives qui unissaient le peintre à son frère Théo ?

Bref, cette biographie romancée aux couleurs de l’été nous a beaucoup plu.

 Par ailleurs, il a été question de :

-     « Tropique de la violence » de Natacha Appanah. Un livre coup de poing qui nous plonge dans la violence et la misère sociale terribles de Mayotte.

-      « Le joueur » de Fiodor Dostoïevski. La version russe de « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » dans laquelle la folie dévastatrice du jeu y fait tout autant de ravages.

-      « La rose de Saragosse » de Raphaël Jerusalmy. Pendant l’Inquisition (fin XVè), l’enquête diligenté à la suite du meurtre d’un abbé mène à la communauté juive où l’une de ses représentantes excelle dans la gravure sur le cuir.

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espionfroidL'espion qui venait du froid

Présenté comme un classique du genre, "L'espion qui venait du froid" de John Le Carré a été à la hauteur de sa réputation tellement il est facile de perdre le fil de ce roman d'espionnage qui prend pour cadre la République Démocratique d'Allemagne au moment de l'édification du mur de Berlin (1961). Pas simple non plus de démêler la part de maîtrise et d'instrumentalisation dans le comportement d'Alec Leamas, le héros ; ce qui fait de John  Le Carré une sorte d'anti-Ian Fleming (le créateur de James Bond). Ses personnages sont mortels et ont des états d'âme.
Et, dans ce livre, on suit en direct l'enquête et, avec elle, l'humanité des personnages confrontés à l'autisme de systèmes tournés vers eux-mêmes, broyant tout ce qui s’oppose à leur logique froide, valorisant les individus uniquement lorsqu’ils peuvent être mis au service de leurs objectifs inhumains

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jouravantLe jour d'avant

« Le jour d’avant » de Sorj Chalandon prend pour point de départ la catastrophe survenue le 27 décembre 1974 à Liévin. Elle coûta la vie à 42 gueules noires. Aperçus dans d’autres opus, on retrouve les invariants qui font la marque de fabrique de l’auteur : l’inspiration du vécu, un narrateur monomaniaque et une écriture engagée car ce livre se veut le témoin de la souffrance d’opprimés, ceux-là sacrifiés au nom du culte glaciale de la rentabilité. Mais « Le jour d’avant » ne s’attache pas seulement à saisir le crépuscule économique et social des Charbonnages de France. Sorj Chalandon explore également l’âme humaine. Et pour cela, le narrateur, lancé dans sa quête d’inscrire son drame personnel dans la mémoire collective, constitue un sujet de choix. Les traumatismes qui le poursuivent ont de quoi bouleverser…

Remontés par le chevalement, nous avons aussi parlé de :

-          « Vango » de Timothée de Fombelle. Un roman pour la jeunesse relatant la course autour du monde d’un jeune héros pourchassé par des forces mystérieuses. Aventure, rebondissements et amour : tous les ingrédients sont présents.

-          « Cosmétique de l’ennemi » d’Amélie Nothomb. Alors qu’il attend son avion, un voyageur se fait importuner par quelqu’un qui se confie sur un assassinat, un viol… Cet interlocuteur n’est autre que le double du personnage principal…

-          « Trilogie de la crise » de Petros Markaris. Un polar sur l’assassinat de plusieurs profiteurs de la crise financière grecque (banquiers, hommes politiques…) avec, en toile de fond, les embouteillages d’Athènes.

-          « Pukhtu » de DOA. Un roman policier qui prend pour cadre l’Afghnistan pendant la récente guerre qui a frappé le pays. Il y est question de contre-espionnage et d’intérêts très éloignés des raisons officielles invoquées pour ce conflit.

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